Ejercicios estimulacion cognitiva

Exercices et activités pour les personnes présentant un déclin cognitif

Le déclin cognitif peut affecter des capacités telles que la mémoire, l’attention, le langage ou l’orientation, avec une intensité variable selon les personnes.

La réalisation d’exercices et d’activités adaptés peut aider à maintenir les capacités préservées, à favoriser la participation et à structurer la routine quotidienne. L’objectif ne doit pas être de tester la personne ni d’exiger des réponses correctes, mais de lui offrir une expérience agréable et porteuse de sens.

Dans cet article, nous présentons des exercices adaptés au déclin cognitif ainsi que des activités pour les personnes âgées, en fonction des différents degrés d’atteinte et besoins.

Exercices pour les personnes présentant un déclin cognitif

Les exercices destinés aux personnes présentant un déclin cognitif sont des tâches structurées qui permettent de travailler des capacités telles que la mémoire, l’attention, le langage, l’orientation ou la planification.

En voici quelques exemples :

  • Mémoriser des informations visuelles : observer plusieurs images ou objets et essayer de s’en souvenir ensuite.
  • Classer des éléments : regrouper des mots, des photographies ou des objets selon leur catégorie, leur utilité, leur couleur ou leur forme.
  • Remettre des séquences dans l’ordre : ordonner les étapes nécessaires à la réalisation d’une tâche quotidienne.
  • Compléter des informations connues : terminer des proverbes, des chansons ou des expressions familières.
  • Rechercher des éléments précis : repérer une lettre, un chiffre ou un symbole sur une page.
  • Associer des objets à leur fonction : relier chaque objet à l’action pour laquelle il est utilisé.
  • Identifier les éléments différents : indiquer quel objet ou quelle image n’appartient pas à un groupe.
  • Travailler l’orientation : utiliser un calendrier pour identifier le jour, le mois ou une activité prévue.
  • Planifier une tâche : choisir le matériel et ordonner les étapes nécessaires à sa réalisation.
  • Suivre des instructions : réaliser une courte séquence d’actions.

Les exercices peuvent être réalisés oralement, par écrit ou à l’aide d’images et d’objets du quotidien. Le format doit être choisi en tenant compte des capacités de la personne et de ses éventuelles difficultés visuelles, auditives ou motrices.

Il n’est pas toujours nécessaire d’utiliser des fiches ou du matériel spécifique. Une recette, un calendrier, quelques vêtements ou objets du quotidien peuvent servir à préparer des exercices compréhensibles et en rapport avec son environnement.

Pour découvrir d’autres propositions, consultez notre article sur la stimulation cognitive pour adultes et notre guide pour améliorer la mémoire chez les personnes âgées.

Activités pour les personnes âgées présentant un déclin cognitif

Les activités destinées aux personnes âgées présentant un déclin cognitif ne doivent pas nécessairement se limiter à des fiches ou à des exercices écrits. Les tâches ménagères, la musique, le mouvement, les activités créatives et la participation sociale permettent de maintenir le contact avec l’environnement de manière plus naturelle.

Contrairement à un exercice structuré, ces activités ne doivent pas obligatoirement aboutir à une réponse ou à un résultat précis. Leur intérêt réside dans la participation, l’utilité et la signification qu’elles ont pour la personne.

Le degré de déclin cognitif peut servir de référence pour choisir les activités, mais deux personnes ayant reçu un diagnostic similaire peuvent conserver des capacités différentes et avoir besoin d’un accompagnement différent.

Activités pour les personnes âgées présentant un déclin cognitif léger

Lorsque le déclin cognitif est léger, la personne conserve généralement une grande partie de son autonomie. Les activités peuvent inclure de petites décisions, plusieurs étapes ou des situations nécessitant une certaine organisation, tout en veillant à ce qu’elle continue à participer activement.

Voici quelques propositions :

  • Préparer une recette connue : réunir les ingrédients, suivre les étapes et participer à la préparation. Si nécessaire, certains éléments peuvent être préparés à l’avance ou une liste peut être utilisée.
  • Faire quelques achats simples : préparer une courte liste, trouver les produits et vérifier les achats avec un accompagnement.
  • Classer des photographies : les regrouper par personnes, lieux, célébrations ou périodes de la vie, sans exiger de dates ni de noms précis.
  • Prendre soin des plantes : vérifier si elles ont besoin d’eau, retirer les feuilles sèches ou préparer un pot.
  • Participer aux tâches ménagères : mettre la table, ranger des vêtements, organiser des objets ou préparer le matériel nécessaire à une activité.
  • Participer à une activité culturelle : visiter une exposition, assister à un atelier, regarder un film ou commenter une actualité.
  • Utiliser des outils numériques : passer un appel vidéo, rechercher une chanson ou consulter une photographie avec de l’aide.
  • Planifier une sortie : choisir le lieu, vérifier ce qui est nécessaire et décider de l’horaire.
  • Pratiquer une activité physique adaptée : marcher, danser ou effectuer des exercices simples, en suivant les recommandations d’un professionnel lorsque cela est nécessaire.
  • Participer à des activités sociales : converser, assister à des réunions familiales ou s’investir dans une association.

La personne peut également continuer à participer à des tâches qu’elle effectuait auparavant, même si elle n’est plus capable de les réaliser seule. Elle peut, par exemple, préparer certains ingrédients pendant qu’une autre personne utilise les plaques de cuisson, ou choisir ses vêtements tout en recevant de l’aide pour s’habiller.

Le maintien de cette participation lui permet de continuer à prendre de petites décisions et à jouer un rôle actif dans son environnement. L’aide doit être apportée lors des étapes nécessaires, sans prendre en charge toute la tâche avant d’avoir vérifié ce que la personne est encore capable de faire.

Activités pour les personnes âgées présentant un déclin cognitif sévère

Les activités destinées aux personnes présentant un déclin cognitif sévère doivent être simples, sûres et adaptées à leur capacité à communiquer et à se déplacer. À ce stade, l’objectif principal n’est pas d’achever une tâche, mais de favoriser le contact avec l’environnement, la participation et le bien-être.

Il est possible d’utiliser des stimuli familiers et agréables :

  • Écouter de la musique familière : diffuser des chansons associées à des moments importants, chanter doucement ou accompagner le rythme avec les mains.
  • Regarder des photographies : montrer des images familières sans exiger que la personne identifie tout le monde ou se souvienne d’événements précis.
  • Explorer des textures : toucher des tissus, des coussins, des vêtements ou des objets sûrs présentant différentes surfaces.
  • Utiliser des odeurs familières : présenter des fleurs, des plantes aromatiques ou des aliments connus après avoir vérifié qu’ils ne provoquent pas de réaction négative.
  • Effectuer des mouvements accompagnés : bouger lentement les mains et les bras, tenir une balle souple ou suivre un rythme simple.
  • Participer à des routines familières : aider lors de la toilette, plier un tissu, placer un objet ou tenir un ustensile sûr.
  • Écouter une lecture : lire un texte court, une prière, un poème ou une histoire familière.
  • Recevoir un contact agréable : tenir la main de la personne ou lui faire un massage doux si elle l’accepte.
  • Observer l’environnement : s’asseoir près d’une fenêtre, sortir dans un jardin ou écouter des sons naturels.
  • Manipuler des objets sûrs : tenir des éléments suffisamment grands et liés à des activités familières.

La participation peut consister à regarder, écouter, toucher ou réaliser un petit mouvement. Il n’est pas indispensable que la personne parle ou suive des instructions complexes pour que l’activité ait du sens.

Sa réaction peut se manifester par un regard, un geste, une vocalisation ou un changement d’expression. Ces signes permettent de déterminer les stimuli qui suscitent son intérêt et ceux qu’il convient d’éviter.

Comment adapter les exercices et les activités sans générer de frustration ?

Chaque proposition doit être adaptée aux capacités, aux centres d’intérêt et à l’état physique de la personne. Le format est également important : certaines personnes réagissent mieux aux exercices écrits, tandis que d’autres sont plus à l’aise avec des images, des objets ou des instructions orales.

Pour faciliter la participation, il est conseillé de :

  • Présenter une seule activité à la fois et donner des instructions courtes.
  • Montrer un exemple et diviser les tâches complexes en plusieurs étapes.
  • Fournir des indices ou réduire le nombre d’options lorsque cela est nécessaire.
  • Laisser suffisamment de temps à la personne pour répondre.
  • Éviter de la corriger constamment ou de se concentrer uniquement sur les bonnes réponses.
  • Mettre fin à l’activité en cas de fatigue, de peur, de tension ou de refus.

Le niveau de difficulté peut être modifié en réduisant le nombre d’éléments, en simplifiant les étapes ou en permettant à la personne de ne réaliser qu’une partie de la tâche. Apporter de l’aide ne signifie pas faire toute l’activité à sa place, mais lui permettre de participer dans la mesure de ses capacités.

Les séances ne doivent pas nécessairement avoir une durée fixe. Une activité courte qui suscite de l’intérêt peut être plus adaptée qu’une activité prolongée entraînant de la fatigue ou une perte d’attention.

Il est également préférable d’éviter les expressions qui donnent à la personne l’impression d’être évaluée, comme « tu devrais déjà le savoir » ou « continue jusqu’à ce que tu y arrives ». Il vaut mieux reconnaître sa participation et se concentrer sur ce qu’elle est encore capable de faire.

La sécurité doit également être prise en compte. Les petits objets, les matériaux tranchants, les substances irritantes et les tâches présentant un risque de chute doivent être évités.

Le National Institute on Aging recommande de choisir des activités que la personne peut réaliser, de l’aider à commencer et d’observer si l’activité provoque de la frustration.

Si le déclin progresse, si des changements de comportement apparaissent ou si la personne présente des problèmes de mobilité, de vision, d’audition ou de déglutition, il est recommandé de consulter un professionnel. Il convient également de demander conseil lorsque l’on ne sait pas comment adapter le niveau de difficulté ou mettre en place une routine appropriée.

Les activités font partie d’une prise en charge globale

L’accompagnement d’une personne présentant un déclin cognitif ne doit pas se limiter à la réalisation d’exercices. Il est également important de prendre soin de sa mobilité, de son alimentation, de son repos, de sa participation sociale et de son état de santé général, en adaptant l’accompagnement à ses besoins.

Cette approche correspond aux recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé, qui inclut la rééducation, l’activité physique, la participation sociale et la stimulation cognitive parmi les interventions non médicamenteuses liées à la qualité de vie et au fonctionnement quotidien des personnes atteintes de démence.

Aux premiers stades, cette prise en charge globale peut également inclure FontUp®, un complément alimentaire formulé avec de l’EGCG issu d’extrait de thé vert. Son utilisation doit être associée à des habitudes saines et à un suivi professionnel. Il ne remplace ni les exercices ni un traitement médical.

Les exercices et les activités s’intègrent ainsi dans un accompagnement plus large, adapté à l’évolution et aux besoins de chaque personne.

Ana Caamaño

Scientifique en biomédecine, spécialisée en neurosciences